[Mise à jour] Et voila le résultat, le premier ministre retire ce projet après avoir été ridiculisé par tout le monde
Pour ceux qui voulaient savoir jusqu'où ce gouvernement était capable d'aller pour ne pas gouverner, voici la nouvelle trouvaille des "autorités" françaises: si on baisse la limitation de vitesse sur autoroute de 130 à 115 km/h, le gain sur la consommation d'essence contre-balance la perte de pouvoir d'achat due à l'augmentation du prix de l'essence. Une fois l'annonce lancée, le gouvernement se justifie par le fait que les associations de sécurité routière voient cela d'un bon oeil.
Juste quelques remarques pêle-mêle, qui me viennent à l'esprit après cet effet d'annonce:
- Le président Chirac a fait de la sécurisation de la route un de ses objectifs de mandat : on pouvait difficilement faire plus ridicule comme objectif [1]. Est-ce là pour cacher une incapacité à trouver des solutions aux vrais problèmes?
- Le prix de l'essence est constitué à 74% de taxes. N'y aurait-il pas un effort direct faisable plus simple (et plus apprécié)? C'est une réponse tout aussi pathétique aux préoccupations des gens qu'une éventuelle redistribution (entendre: redistribuer à ceux qui crient le plus fort) du pactole pétrolier que l'état va récolter.
- Pour une augmentation que je gouvernement juge circonstancielle, ils iront jusqu'à changer tous les panneaux de toutes les autoroutes de France, ainsi que tous les manuels d'auto école, etc... Quel est le coût global de cette décision soudaine?
- Aujourd'hui le pétrole augmente alors on propose de baisser la vitesse. Personnellement, je pense que le prix de l'essence ne va faire qu'augmenter encore pendant un certain temps (note: après tout, cela fait bien le jeu des compagnies pétrolières) alors je propose de diminuer la vitesse limite sur autoroute à 50 km/h tout de suite, cela fera faire des économies d'échelle sur les achats de panneaux successifs (je savais que j'avais l'âme d'un politicien!)
- Une telle décision doit être prise pour une vraie raison (pour la sécurité routière justement), mais pas pour des raisons politiciennes!
[1] Je ne juge pas le bienfondé de la cause, bien au contraire, mais l'effet poudre-aux-yeux: on aurait pu utiliser la sécurisation de la route par le cancer ou les suicides des jeunes dans la phrase précédente.